L’estime de soi ou comment se ficher la paix !

L’estime de soi, c’est le jugement que nous portons sur nous-même ; la capacité de se respecter et de s’aimer. C’est ce socle, qui nous donne le courage d’être ce que nous sommes; d’exister, sereinement, fièrement. Sans estime de soi, notre équilibre psychologique et notre comportement social se dérèglent. Mais peut-on développer son estime de soi lorsque celle-ci nous fait défaut? Voici quelques pistes pour mieux y parvenir.

1) L’estime de soi, ce n’est pas la confiance en soi !

L’estime de soi est à distinguer de la confiance en soi. Avoir confiance en soi, c’est l’assurance que l’on a en ses propres capacités. Manquer de confiance en soi, c’est bien souvent se dévaloriser aux yeux des autres. Manquer d’estime de soi, c’est se déprécier à ses propres yeux.
Penser ne pas pouvoir prendre la parole en public, par exemple, relève du domaine de la confiance en soi. Son niveau est déterminé par ce que nous croyons -à tort ou à raison- être capables de bien accomplir. L’estime de soi, elle, c’est ce que nous pensons de nous-même, au-delà de nos compétences et du jugement des autres. C’est la douceur avec laquelle nous nous traitons ; elle nous offre d’accueillir nos ‘imperfections’ et nous autorise quand-même à agir et à jouir de la vie.

2) Mille bonnes raisons De s’aimer !

Première règle: pour développer notre estime de soi, il faut bien se connaître. Petit exercice simple : dresser la liste de «50 bonnes raisons de se respecter». Quand on fait cette liste, on prend conscience de notre propre valeur et de nos points forts, et c’est là qu’on commence à changer. Cette liste est précieuse ; on peut s’y référer quand notre estime montre des signes de défaillance!

3) Le Cadeau « Caché »

Face à une épreuve, nous ne réagissons pas tous de la même manière. Et pour cause, rares sont ceux qui y voient une opportunité pour grandir. Une approche constructive face aux difficultés : se demander «que puis-je tirer de positif de cet événement? Suis-je plus fort(e), plus sage, plus sensible qu’avant d’avoir vécu ce malheur?». Cela permet d’aller à la recherche du cadeau caché dans chaque épreuve, et d’éprouver un plus grand respect pour soi, pour l’avoir surmontée.

4) Retour en enfance

La raison d’un manque d’estime de soi, se trouve souvent du côté de notre enfance. Si nos parents nous ont traité comme un être à part entière ; s’ils nous ont accepté tel qu’on était et ont cru en notre réussite dans la vie, il n’y a pas de doute, ils nous ont aidé à nous bâtir une solide estime de nous-mêmes. Pour s’aider dans ce sens, une méthode simple: coller sur la porte de sa garde-robe la photo de nous, enfant, qu’on déteste le plus. On la regarde tous les jours en se disant: «si j’étais la mère (ou le père) de cette enfant, comment pourrais-je faire pour qu’il se sente aimé?». Puis, s’imaginer le prendre dans nos bras, le bercer, l’étreindre et lui donner tout l’amour qu’il désire. II faut donc renouer avec l’enfant que l’on a été ; celui qui a dû abandonner son authenticité pour se conformer aux exigences de ses parents.

5) Accepter ses imperfections et arrêter de s’autoflageller

Christophe André, psychiatre et psychologue suggère la chose suivante : penser à autre chose qu’à soi-même. Une faible estime de soi nous pousse à nous observer en permanence, par peur de commettre une erreur, et à nous blâmer. Mon conseil est le suivant : fichez-vous la paix ! On dialogue continuellement avec nous-même et l’on se réprimande comme si on était notre pire ennemie: « je suis nul. Je fais n’importe quoi. Imbécile, regarde ce que tu as fait! ». Il m’arrive souvent d’entendre certains de mes clients se traiter de la sorte, mais j’aime leur rappeler qu’ils n’ont pas l’exclusivité de l’imperfection. Une astuce pour apprendre à s’aimer est de s’offrir des petits matins positifs, se sourire dans le miroir au réveil et se dire affectueusement une phrase positive telle que: «Aujourd’hui, ce sera la meilleure journée de ta vie !». Un peu de pensée positive est excellent pour l’estime de soi.

6) Exister, par soi-même

A quoi identifions nous une bonne estime de soi? A la liberté que nous nous accordons d’être pleinement nous-mêmes. S’estimer, c’est s’autoriser à dire ce que l’on pense, faire ce que l’on veut, vivre selon nos propres règles. A force de chercher à être rassurés par le regard des autres, nous en devenons dépendants. Mais pourquoi s’infliger cela ? Parce qu’au fond, cela nous arrange bien : moins nous existons par nous-même, moins nous prenons la responsabilité de nos actes.

7) Penser à soi n’est pas un crime

Chaque jour faire quelque chose qui nous apporte du bien-être ; faire de l’exercice au saut du lit, prendre un bain moussant… L’important, c’est de s’accorder chaque jour du temps pour soi, afin de renforcer la notion que l’on est important et qu’on mérite d’être aimé. La meilleure façon de rehausser l’estime de soi, c’est de ne faire que ce qui est en accord avec soi-même. On se respecte davantage quand nos actes et nos paroles sont conformes à nos valeurs.

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